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C’est la rentrée, On ferme ! Pour quelques jours, après ce drôle d’été, ou quoi que l’on en pense, quelque chose s’est durci. Tu te punis toi-même, tu finiras bien par le faire. Après tout, tu acceptes bien d’autres contraintes. Et si tu te trouvais dans l’obligation de le faire, que ferais-tu ? Préfèrerais-tu que ce soit obligatoire ? Je ne préfère rien et comme un certain scribe ou gratte-papier moderne je préférerais ne pas. Même si aujourd’hui il est très difficile de ne pas. Voire immoral. Comme de prétendre aimer ne pas savoir exactement ce que l’on va faire demain. Non que je parle ici de grande aventure, de vertige abyssal, d’exploit extraordinaire Non je parle d’une légère incertitude, pas vraiment handicapante, d’un goût pour la rêvasserie qui remonte à l’enfance… du plaisir que je croyais tout simple, hier encore, de prendre une rue de pousser une porte parce que l’on a un peu de temps devant soi. Oui, hier encore, je pouvais fermer la librairie entre midi et deux, sans savoir si j’allais me préparer une salade, ou bien m’arrêter à une terrasse, ou prendre un sandwich et le manger dans le jardin de la ville ou au bord du fleuve. Hier encore je pouvais passer devant la porte d’un musée et y entrer sans l’avoir prévu. Hier encore je pouvais m’asseoir et lire à la table d’un café… aujourd’hui je dois avoir tout programmé et je préférerais ne pas.

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